19/11/2017 – ASBBNB (Anciens) vs Alsace de Bagnolet : 65-62

19/11/2017 – ASBBNB (Anciens) vs Alsace de Bagnolet : 65-62

Qu’est-ce qu’une équipe d’anciens, on me pose souvent la question et pas de réelle définition sur la toile, alors voici la mienne :

Ce sont des nanas et des mecs entre 36 et 80 piges, très souvent des fêtard(e)s acceptant difficilement de vieillir, qui pensent soit avoir été basketteurs mais qui ne l’ont jamais été, soit qui n’ont jamais été basketteurs mais qui pensent pouvoir le devenir, bref en général ce sont des pieds nickelés pour ne pas dire des bras cassés.

Il aura tout de même fallu 30 ans d’attente pour qu’un club sérieux comme le nôtre ait l’idée de se lancer dans ce suicide collectif.

Il faut aussi dire qu’avec le vieillissement de la population de nos deux villes sœurs il est aujourd’hui plus facile de trouver une douzaine de vieillards azimutés qu’il y a vingt ans.

Pour nous, la famille Daurces, c’est une consécration, 30 ans de vie commune dans le basket et aucun match officiel ensemble sur un terrain, alors on a vraiment l’impression de vivre notre petite heure de gloire !

En parlant de gloire nos trois premiers matchs ne nous ont pas réellement permis de l’atteindre, trois matchs, trois branlées, dans notre situation on peut même dire que l’on a joué pour la gloire.

Il faut dire qu’à l’entraînement du jeudi soir nos pieds nickelés passent plus de temps à siroter le petit punch de Caro qu’à tirer des lancers francs.

Et puis il a eu le dimanche 19 novembre, un dimanche comme les autres avec une défaite annoncée.

Premier contre dernier, dans le rôle du prédateur la grande Alsace de Bagnolet, trois titres de champion de France dans les années 60, invaincue cette saison, et dans le rôle de la victime l’ASBBNB, trois matchs de championnat en tout et pour tout en trente ans de vie. Match déséquilibré sur le terrain mais pas dans les gradins où Sophie et sa tribu donnent de la voix.

Et miracle il y a eu, transcendée par l’approche de l’apéro ma bande de potes s’est mise à jouer son meilleur basket, celui où on croit faire une passe au copain et où la balle atterrit dans le cercle, le jour où rien ne peut vous arriver hormis de gagner un match, incroyable dénouement, énorme victoire.

Il fallait voir la mine éclairée d’après match de nos pieds nickelés, canette et saucisson en main.

Après avoir mis à terre les premiers notre seul objectif est d’en faire de même avec les derniers, parce que si l’on bat les premiers et les derniers on est sur de terminer premier !

LD

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